RÉSEAU31, une autre idée de l'eau

RÉSEAU31 à la recherche du COVID19 dans les eaux usées

Publié le :
16/11/2020


RÉSEAU31 est en mesure d’identifier le virus COVI19 sur 45 stations d’épuration afin d’anticiper sur l’évolution de l’épidémie.

Dès le début de l’année 2020, RÉSEAU31 a engagé une réflexion afin de caractériser le virus dans les eaux usées en se rapprochant de plusieurs acteurs de la recherche appliquée, français et européens, dont l’association européenne des syndicats publics de l’eau AQUA PUBLICA EUROPEA et l’université de Valence (Espagne) grâce à l’animation de la Commission Inter-méditerranéenne des Régions Maritimes Périphériques (CPMR).

L’objectif premier était de connaître les risques encourus par les agents en contact avec les eaux usées et boues, ainsi que par les usagers du service de l’assainissement.

Dans un second temps, de nombreuses études internationales ont mis en évidence l’intérêt de suivre les traces de ce virus dans les eaux usées afin de quantifier la pandémie. Très vite le constat fut fait que l’apparition d’analyses positives précédait de plusieurs jours, voire semaines, celle de la pandémie. Ce suivi des traces du virus est donc devenu un indicateur de la propagation de la contamination.

Afin de l’appliquer localement, RÉSEAU31 s’est entouré du Laboratoire Départemental de Haute-Garonne LD31 EVA dépendant du Conseil départemental de la Haute-Garonne. Ainsi furent mises en place des méthodes de prélèvements et d’analyses permettant d’identifier les traces de ce virus dans les eaux usées et boues alors qu’aucun protocole n’existait. Seuls quelques laboratoires français sont à ce jour à même de réaliser de telles analyses.

Ainsi, depuis le mois de juillet, RÉSEAU31 suit ses 45 principales stations d’épuration. Il diffuse chaque semaine aux services de l’Etat les résultats obtenus lors des auto-surveillances. Il demeure la seule collectivité de Haute-Garonne engagée dans cette démarche participative et l’un des rares du grand-sud de la France. RÉSEAU31 et LD31EVA diffusent également ces données au groupement national de suivi de l’épidémie OBEPINE.

La fin de la 1ère vague a été observée en juin, puis l’arrivée de la 2ème vague épidémiologique fin août. Depuis tout début novembre, une diminution de la charge virale est constatée laissant présager un pic de l’épidémie dans les jours suivants. Néanmoins, localement, des eaux usées demeurent encore chargées en traces de virus souvent liées à des clusters pour des installations de petites tailles.

Comme l’indique Sébastien VINCINI, Président de RÉSEAU31 :

« L’identification du COVID19 dans les eaux usées est un maintenant un outil précieux pour les services de l’Etat afin de gérer l’urgence sanitaire et le déconfinement à venir. Néanmoins cette démarche reste totalement volontaire avec un coût de 15 000 € par mois pour RÉSEAU31 non-financé par l’Etat. Elle est intégralement prise en charge par le budget assainissement et vient augmenter le surcoût du COVID19 estimé à 1 million d’euros par an pour les 325 000 habitants de Haute-Garonne concernés ».

 

Pour tout renseignement utile :
RÉSEAU31
Service GDMEE pôle expertise assainissement
qualité.eaux@reseau31.fr

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