Une nouvelle station d’épuration Réseau31 à Saint-Sauveur

Print pagePDF page

 Photo de l'ouvrage et des fossés végétalisés
Les eaux usées de la commune de Saint Sauveur sont désormais traitées par une nouvelle station d’épuration pour davantage protéger le Girou.

L’ouvrage existant n’ayant pas la capacité suffisante (1000 EqH) pour satisfaire les futurs besoins en matière de développement démographique et étant non conforme aux objectifs de réduction de flux de pollution imposés par la réglementation en vigueur, un nouveau site a été choisi pour accueillir la future station d’épuration d’une capacité de 2 800 EqH. Cette nouvelle unité de traitement se veut à la fois performante afin de préserver la qualité du cours d’eau « le Girou ». Elle inclut également un traitement affiné grâce à une zone de rejet végétalisée.

Les services de Réseau31 ont assuré la coordination générale de l’opération. L’ensemble des travaux a été supervisé par le bureau d’études NALDEO.

La filière de traitement retenue comprend :

  • Un poste de relèvement réhabilité sur le site de l’ancienne station aboutissant, via le réseau de transfert ainsi créé, dans la nouvelle station,
  • Une filière de prétraitement des effluents bruts assuré par un dégrilleur automatique avec compactage des déchets et d’un dessableur/dégraisseur,
  • Un bassin d’aération permettant une dégradation de la pollution carbonée et un traitement de l’azote. Cet ouvrage est couplé à un traitement physico-chimique du phosphore,
  • Une filière de traitement des boues, par centrifugeuse et stockage + séchage solaire dans une serre équipée d’un pont retourneur,
  • Une zone de rejet végétalisée composée de 2 fossés d’une profondeur d’environ 1 ml et fonctionnant indépendamment.

D’un point de vue du traitement, le choix de cette filière permet de respecter des exigences réglementaires strictes liées au rejet sur le cours d’eau en traitant l’azote (NTK < 15 mg/l) et le phosphore (Pt < 2mg/l).

L’investissement réalisé pour le traitement des boues permet leur déshydratation à un taux élevé. Les boues ainsi séchées, grâce à leur fort pouvoir calorifique inférieur (PCI), peuvent être utilisées comme combustible en valorisation thermique (chauffage de bâtiments ou autres).

Photo de la serre pour la déshydratation des bouesEnfin, une zone de rejet végétalisée a été aménagée entre la station d’épuration et le milieu récepteur réduisant ainsi l’impact des rejets sur le milieu naturel. Son importante surface favorise l’infiltration, l’évaporation et l’évapotranspiration des rejets.

Photo des 2 fossés de rejet végétaliséLe montant global de cette opération qui s’élève à 2 143 000 €HT est financé par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne (47%), le Conseil départemental (16%) et Réseau31 (37%).

Avec mots-clefs , , , , , .Lien pour marque-pages : permalien.

Les commentaires sont fermés.